dimanche 7 mars 2010

déprime

Je n'en peux plus de pleurer. J'ai mal de ne pas être capable de confectionner un petit bébé. Et je me tourne moi-même le fer dans la plaie en visitant le site de l'Association des couples infertiles du Québec (je ne savais même pas que ça existait!). J'y ai lu des témoignages de couples infertiles et je n'arrête plus de pleurer devant cette maudite injustice.

Je sais, je sais, tout n'est pas encore perdu. Je vais tester dans 8 dodos. Nais je n'y crois tellement plus! On l'attend depuis déjà trop longtemps ce petit miracle de vie et ma confiance m'a complètement désertée. Et l'attente des dpo me tue... C'est tellement lourd de ne pas être capable de se reproduire. On en vient à croire qu'on est un défaut de la nature!

Je sais que ma décision de prendre une pause après ce dernier essai est la bonne. Mon corps n'en peut plus d'être contrôlé par toutes ces hormones et je suis épuisée des procédures, sans compter que les sous commencent à nous manquer. Plus de 4000$ en un an pour des médicaments, des échographies et des IAC... Il ne faudrait pas oublié la quarantaine de tests de grossesses jetés à la poubelle avec une seule ligne! J'ai beau comprendre qu'une pause est grandement mérité, ça n'empêche pas que j'ai mal de baisser les bras comme ça, d'abandonner pour un certain temps mon plus grand rêve. Je me sens si vide...

Et puis, le 12 mars 2010 approche à grands pas. C'était ma date prévue d'accouchement pour notre petite crevette perdue. Au départ, je me disais que je serais de nouveau enceinte quand nous atteindrions cette date, mais ce n'est toujours pas le cas. Quelle surprise! J'ai mal au coeur juste à imaginer comment énorme serait ma bedaine, comment on se cognerait toujours les orteils sur notre valise prête à être attrapée au vol, près de la porte d'entrée, comment nous serions si prochainement parents.

Je vis dans une bulle ces derniers temps. Je suis déprimée et je n'ai plus le goût de sortir et de rencontrer d'autres personnes. Je commence à trouver difficile de faire semblant que tout va bien quand je suis autant déchirée. Je n'en peux plus, non plus, d'être toujours en montagnes russes extrêmes émotionnellement. J'aimerais tellement retrouvée ma petite Marie-Ève joyeuse et positive. Elle est tellement cachée loin dans mon coeur...

Je sais que cet état de déprime est passager. Ne vous inquiétez pas. Je passe au travers de toute la gamme d'émotions à tous les jours... J'avais simplement besoin de ventiler.

2 commentaires:

Anonyme a dit...

je t'embrasse...steph xx

Catherine a dit...

Ça me touche beaucoup quand je lis ça. Je pense que tu mets des mots sur ce que bien d'autres ressentent. Je pense aussi à quel point ce doit être difficile de jouer à "tout va bien" et vivre avec la pression que tout votre entourage attend avec vous un événémenet qui tarde à venir. Saches aussi que parfois, le fait de montrer sa vraie nature aux autres va peut être les mettre mal à l'aise au départ, mais que les vrais amis seront capable de "dealer" avec ça. Il ne faut pas toujourd agir en fonction de ce que notre entourage attend de nous (de garder espoir et de dire que tout va bien, malgré le fait qu'intérieurement ce n'est pas le cas)de fois, on a besoin de se faire soulever par la foule pour faire un bout et ça fait du bien. Parole de psycho..sée ?
Je te l'ai déjà dit, mais je te trouve extraordinaire, et même si tu n'est pas dans le mood "rayon de soleil" comme dirait Jimmy, nous on continue de t'aimer. On sait que tu es quand même bien entourée, mais on est là si tu as besoin. xxx