mercredi 17 mars 2010

break syndical

Bon bien, je dois me résigner... C'est le temps d'une pause bien méritée pour reprendre notre souffle.

Merci de votre support au travers des derniers mois! Je vous reviendrai en forme à l'automne.

Bisous!

vendredi 12 mars 2010

DPA

Aujourd'hui était notre date prévue d'accouchement de notre petite poussière d'étoile. J'ai le coeur gros de toutes ces possibilités qui auraient pu être, mais la vie en a fait autrement.

Nous ne saurons jamais s'il s'agissait d'un petit pirate ou d'une petite princesse. Nous ne saurons jamais à quoi il ou elle ressemblerait. Nous ne saurons jamais quel aurait été son premier mot ou sa couleur préférée. Nous ne saurons jamais...

Une amie m'a dit: tout part de maintenant. Rien ne sert de ruminer le passé, ni de tenter de prédire le future. Apprécions nos bonheurs, petits et grands, dès maintenant.
Carpe diem...

mercredi 10 mars 2010

lueur d'espoir

Je suis sur un nuage! Ça fait du bien d'être dessus et non en dessous comme les dernières semaines...

J'ai rencontré aujourd'hui notre médecin traitant chez Procréa. Il a su requinquer ma confiance. J'ai espoir...!

Premièrement, il a regardé notre dossier et il a dit qu'il était étonné que je ne sois toujours pas enceinte (il ne savait pas que je n'avais pas encore testé pour ce cycle-ci) puisque nous avons un super bon pronostic selon lui à cause de mes bonnes réactions aux hormones et des beaux spermogrammes de mon amoureux. Bon, il se voulait encourageant, mais j'ai tout de même eu un petit serrement dans mon ventre.

Notre nouveau plan de match: trois autres inséminations avec Clomid 150 mg pour faire maturer plus d'un follicule, Ovidrel pour déclencher mon ovulation et Prométrium pour augmenter l'épaisseur de mon endomètre. Je lui ai mentionné que Clomid 150 mg avait des effets secondaires terribles. Il m'a fait comprendre que son travail à lui consistait à me rendre plus fertile pour augmenter nos chances de confectionner un petit bébé et que Clomid 100 mg ne me donnait qu'un seul follicule comparativement à Clomid 150 mg qui m'en a donné deux. Alors, endure petite!

Je lui ai parlé de Prométrium et du fait que je n'avais qu'une prescription pour 15 jours après mon ovulation, alors que je lis partout que si j'ai un test de grossesse positif, je dois le continuer et non pas l'arrêter. Il m'a expliqué que ce n'est pas nécessaire dans mon cas, qu'effectivement ma progestérone naturelle embarquera et gardera notre petite crevette bien accrochée. Habituellement, les médecins prescrivent Prométrium pour tout le premier trimestre de grossesse dans les cas de fertilisation in vitro ou pour celles qui ont fait plus de trois fausses couches. Après m'avoir expliqué tout ceci, il m'a sourit et m'a dit: "Ce n'est pas nécessaire, mais ce n'est pas nocif et si ça peut te rassurer." Alors, j'ai ma prescription de Prométrium pour quand j'aurai mon beau + sur mon test de grossesse!

Compte tenu de notre jeune âge, notre cher docteur n'est pas pressé de nous envoyer en FIV (qui est tout de même l'Étape avec un grand E après les trois prochaines IAC), même s'il est persuadé que notre taux de réussite serait de 95%! En plus, il préfère qu'on attende quelques mois avant de procéder avec le in vitro, parce que le gouvernement devrait le rembourser à 100% très bientôt (j'ai bien apprécié qu'il ait pensé à cela!)

Finalement, je lui ai demandé une prescription pour une prise de sang en cas d'un test positif, car j'aimerais connaître mon taux de BhcG (c'est comme ça quand tu as fait une fausse couche, tu deviens un brin paranoïaque). Avec un petit sourire en coin, il m'a répondu: "on est ouvert sept jours par semaine, alors passe quand tu veux!"

Bref, il a su m'insuffler un peu d'espoir pour les cinq prochains jours à venir... sinon, bien, nous savons à quoi nous en tenir pour la reprise du combat à l'automne!

dimanche 7 mars 2010

déprime

Je n'en peux plus de pleurer. J'ai mal de ne pas être capable de confectionner un petit bébé. Et je me tourne moi-même le fer dans la plaie en visitant le site de l'Association des couples infertiles du Québec (je ne savais même pas que ça existait!). J'y ai lu des témoignages de couples infertiles et je n'arrête plus de pleurer devant cette maudite injustice.

Je sais, je sais, tout n'est pas encore perdu. Je vais tester dans 8 dodos. Nais je n'y crois tellement plus! On l'attend depuis déjà trop longtemps ce petit miracle de vie et ma confiance m'a complètement désertée. Et l'attente des dpo me tue... C'est tellement lourd de ne pas être capable de se reproduire. On en vient à croire qu'on est un défaut de la nature!

Je sais que ma décision de prendre une pause après ce dernier essai est la bonne. Mon corps n'en peut plus d'être contrôlé par toutes ces hormones et je suis épuisée des procédures, sans compter que les sous commencent à nous manquer. Plus de 4000$ en un an pour des médicaments, des échographies et des IAC... Il ne faudrait pas oublié la quarantaine de tests de grossesses jetés à la poubelle avec une seule ligne! J'ai beau comprendre qu'une pause est grandement mérité, ça n'empêche pas que j'ai mal de baisser les bras comme ça, d'abandonner pour un certain temps mon plus grand rêve. Je me sens si vide...

Et puis, le 12 mars 2010 approche à grands pas. C'était ma date prévue d'accouchement pour notre petite crevette perdue. Au départ, je me disais que je serais de nouveau enceinte quand nous atteindrions cette date, mais ce n'est toujours pas le cas. Quelle surprise! J'ai mal au coeur juste à imaginer comment énorme serait ma bedaine, comment on se cognerait toujours les orteils sur notre valise prête à être attrapée au vol, près de la porte d'entrée, comment nous serions si prochainement parents.

Je vis dans une bulle ces derniers temps. Je suis déprimée et je n'ai plus le goût de sortir et de rencontrer d'autres personnes. Je commence à trouver difficile de faire semblant que tout va bien quand je suis autant déchirée. Je n'en peux plus, non plus, d'être toujours en montagnes russes extrêmes émotionnellement. J'aimerais tellement retrouvée ma petite Marie-Ève joyeuse et positive. Elle est tellement cachée loin dans mon coeur...

Je sais que cet état de déprime est passager. Ne vous inquiétez pas. Je passe au travers de toute la gamme d'émotions à tous les jours... J'avais simplement besoin de ventiler.

vendredi 5 mars 2010

Flagada

Je suis exténuée. Douze nuits consécutives sans sommeil, ça exténue. Clomid à dose augmentée, ça exténue. Définitivement, mon corps tout flagada me signale qu'il n'en peut plus des essais bébé avec des hormones qui le forcent à agir contre son gré.

Parce qu'il est plus que contrôlé ce petit corps tout flagada. Des hormones pour faire maturer les follicules, des hormones pour forcer l'ovulation, des hormones pour augmenter l'épaisseur de mon endomètre. Mon corps est esclave d'hormones dictatrices. J'ai des vertiges juste à y penser. Je peux bien être exténuée.

Je rêve de dormir calmement plus de quatre heures d'affilée, sans cauchemars ni chaleurs. La nuit dernière, la première en douze nuits, je n'ai pas eu de chaleurs. Mon sommeil a tout de même été tellement léger que j'étais réveillée aux deux heures et je prenais un bon trente minutes pour me rendormir. J'espère pouvoir recharger mes batteries ce weekend.

Maintenant que tout est fait, j'en reviens pour la vingt-troisième fois à me dire: et s'il y avait vraiment un petit bébé en confection dans mon bedon? Le délire des DPO (day post ovulation) me prend et ne m'épargne pas, malgré ma confiance ébranlée. Dix dodos...