vendredi 15 janvier 2010

DPA

Nous approchons de la date fatidique. La date que je redoute depuis bientôt neuf mois, celle qui me servait de barrière psychologique. Ma fameuse date prévue d'accouchement (DPA) pour bébé fausse couche.

Et je ne suis toujours pas enceinte.

Le 12 mars 2010 restera marqué à jamais au fer rouge dans ma tête et dans mon coeur même si je n'ai vécu que trois jours de bonheur, même si je ne m'étais pas encore faite à l'idée d'avoir une crevette dans mon bedon quand je l'ai perdue. D'autant plus que j'ai appris 4 semaines après ma soeur que j'étais enceinte... alors de suivre sa grossesse ne me laisse aucune chance d'oublier où j'en serais rendue. Elle est à 36 semaines, j'en serais à 32. Quand sa petite sera parmis nous, j'aurai un rappel constant de ce qui aurait pu être.

Ne vous méprenez pas. Je suis très heureuse pour ma soeur. Je suis heureuse pour toutes mes amies qui connaissent les joies de la maternité. C'est tellement un beau bonheur que de donner la vie! Je suis toutefois tellement envieuse que ça me blesse de vivre cette dualité émotionnelle. Joie et jalousie. Si vous saviez à quel point j'ai mal quand je vois une femme enceinte (et il en pleut!) ou quand je vois des petits bambins s'émerveiller devant la vie.

56 jours avant d'atteindre ma DPA. Nos deux prochaines inséminations auront eu lieu... Aurai-je droit à une petite crevette avant cette date? J'ose espérer.

Car malgré toute la négativité des cycles non concluants s'accumulant avec le temps, j'ai toujours une mini graine d'espoir qui germe en moi. Je suis peut-être naïve, mais je suis comme ça, une fille positive qui a foi en la vie (même si elle peut être salope!) Alors, osons espérer.

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